5 conseils pour améliorer la qualité de l’air chez soi

Quels que soient leurs activités professionnelles, leurs habitudes et leur mode de vie, les gens ont tendance à passer la majorité de leur temps à l’intérieur. Souvent, le fait de se trouver entre 4 murs favorise le sentiment de sécurité sur tous les plans. Or, faute de connaissance, les usagers ignorent que la pollution de l’air à l’intérieur existe aussi et qu’elle peut nuire à la santé et au bien-être des occupants. Ce phénomène n’est pas fréquemment évoqué, alors que son effet invasif a de l’impact sur le quotidien des citoyens. L’identification de leur source s’avère parfois difficile, surtout pour les personnes qui n’ont aucune compétence dans ce domaine. Les origines les plus récurrentes de cette expérience observable proviennent des comportements et des usages de chaque personne. L’adoption de nouvelles habitudes et de quelques gestes simples peut aider à réduire la multiplication de cette pollution de l’air, voire à éliminer complètement les facteurs responsables.

Conseil n°1 : vérifier l’état du système de ventilation avant d’occuper un logement

Toutes les pièces de la maison, mais essentiellement les lieux de vie les plus utilisés, comme les chambres à coucher, doivent être aérés régulièrement. Les différents systèmes instaurés lors de la construction doivent favoriser cette aération. Les personnes qui viennent s’installer dans une nouvelle maison doivent tout savoir sur le chauffage et la ventilation de la demeure pour prévoir les améliorations à effectuer. Toutefois, l’évaluation de l’état et du bon fonctionnement de ces dispositifs requiert l’expertise d’un artisan qualifié. Le recours au service d’un professionnel est de rigueur lorsque les personnes qui vont s’y installer n’ont aucune compétence en la matière. L’intervention de ces spécialistes permet d’identifier les éventuels soucis, et aussi d’estimer l’envergure et le coût des interventions à faire.

Conseil n°2 : bien aérer chaque pièce

Pour évacuer le gaz carbonique dégagé lors de la respiration des personnes qui s’y trouvent, et l’air ambiant qui est vicié et qui a besoin d’être remplacé, les fenêtres et les portes doivent être grandes ouvertes le matin et en fin d’après-midi. 10 minutes, au minimum, à chaque fois sont indispensables pour éliminer les émanations qui se sont concentrées dans les pièces. Cette durée peut être rallongée selon le cas, comme lorsque les occupants du logement doivent réaliser des travaux de réparation ou qu’ils doivent procéder à de grands ménages par exemple. Dans ces contextes, compter le temps nécessaire pour le renouvellement de l’air ambiant est requis.

Aussi, le moment d’ouverture des fenêtres et des portes n’est pas identique pour tous les foyers. Certes, les habitudes et les principes de vie peuvent influer sur cette période, mais les usagers doivent surtout considérer le milieu et la situation de la localité dans lesquels ils se trouvent. Les personnes qui vivent ou qui travaillent à proximité des routes constamment encombrées doivent attendre que la circulation soit dégagée, sinon la pollution de l’extérieur va contaminer l’air de l’intérieur.

Conseil n°3 : éliminer les sources de contamination de l’air intérieur

Par des gestes simples, une grande partie des sources de la pollution de l’air à l’intérieur peut être éliminée.
En cas d’absence de buanderie, l’idéal est d’étendre les linges humides à l’extérieur de la maison, dans la cour ou sur la terrasse par exemple. Après la lessive, les linges peuvent être stockés dans la salle de bains le soir en attendant la levée du jour pour les sortir. Cette solution peut être adaptée uniquement lorsque l’étanchéité de l’ensemble de l’habitat en général, et surtout celle de la salle de bains en particulier est assurée, sinon la moiteur créée par la présence de cette humidité va nuire à la qualité de l’air à l’intérieur.

Les fumeurs doivent impérativement sortir à l’extérieur pour consommer leur cigarette. Aucun compromis ne peut être accepté, même si les fenêtres et les portes sont laissées entrouvertes. Les particules dégagées par la fumée du tabac restent dans la pièce et polluent l’atmosphère. Leur imperceptibilité à l’œil nu tend à tromper les usagers qui cherchent des signes visibles de ce problème.

Conseil n°4 : extraire mécaniquement l’air vicié

L’aération naturelle ne suffit pas dans certains cas, notamment en milieu professionnel et public. L’une des alternatives à adopter pour améliorer la qualité de l’air dans ces lieux et aussi à domicile est le recours à un système plus performant, comme au moins la VMC (ventilation mécanique contrôlée). A priori, la fonction principale de ces équipements consiste à renouveler l’air ambiant. Selon leur concept et leur technologie, ces appareils peuvent également emmagasiner plus de 75% de la chaleur contenue dans cette atmosphère viciée. Cette fonction optimise la performance énergétique des dispositifs mis en place. En plus d’évacuer la pollution, le VMC joue aussi le rôle de filtre en empêchant les particules fines de pénétrer à l’intérieur.

Conseil n°5 : perfectionner l’isolation thermique

L’isolation thermique est au cœur des soucis concernant la consommation d’énergie au sein d’un habitat. Les déperditions de chaleur à travers les combles et les ouvertures font considérablement augmenter le fonctionnement du système de chauffage qui tourne à plein régime et qui épuise les sources d’énergie. Une telle situation nuit à la qualité de l’air à l’intérieur. L’amélioration de cette isolation est une solution à double tranchant puisqu’elle permet aussi d’assainir l’air ambiant.