Qu’est-ce qu’un disjoncteur différentiel ?

Le disjoncteur différentiel est l’un des éléments incontournables de toute installation électrique. Tout d’abord, il agit comme protecteur des appareils électriques d’une habitation contre les courts-circuits ou les surcharges électriques. Il a également pour tâche principale de garantir la sécurité des occupants d’un logement vis-à-vis de l’électricité. En cas de défaut d’isolement, il permet d’interrompre automatiquement le courant électrique. Tout savoir sur cet appareil est donc important. Mais qu’est-ce qu’un disjoncteur différentiel ? Gros plan sur le principe de fonctionnement de celui-ci.

C’est quoi un disjoncteur différentiel ?

Le disjoncteur différentiel est un outil qui protège les personnes en diminuant les risques d’électrocution, il répare aussi les fuites de courant à la terre de l’installation électrique. À courant résiduel, son principe c’est d’examiner les intensités des différents conducteurs qui le franchissent. Il existe trois classes de disjoncteurs différentiels selon les usages : HI, HpI ou SI, A et AC. D’abord, HI, HpI ou SI est souvent utilisé quand l’installation constitue des appareils qui ne supportent pas des coupures très brèves, comme des congélateurs ou les alarmes. Puis, A, c’est pour les appareils électroménagers récents comportant des circuits électroniques qui pourront envoyer un peu de courant continu dans l’installation, risquant ainsi de provoquer des déclenchements intempestifs du disjoncteur. Et AC est généralement utilisé pour les usages standards. Si un défaut d’isolement existe, le disjoncteur différentiel assure la détection d’une différence d’intensité du courant entre le neutre et la phase. Pour plus d’informations, rendez-vous sur www.modern-habitat.fr/.

Quelles sont les caractéristiques d’un disjoncteur différentiel ?

Pour tout DDR qui protège un circuit électrique d’une installation domestique, la norme NF C 15-100 exige une sensibilité de 30 mA. Le DDR peut être équipé de bornes auto ou de bornes à vis. Par exemple, quelle que soit sa marque, un disjoncteur différentiel de 32 A à bornes auto possède des bornes à vis sur le départ. Le disjoncteur différentiel peut être tétrapolaire (trois pôles Phase et un Neutre), tripolaire (trois pôles Phase), bipolaire (deux pôles Phase) ou Uni + Neutre (Phase et Neutre). Il convient au calibre du DDR et à son intensité nominale. Ce dernier varie de 2 A à 63 A. Les calibres les plus utilisés sont notamment de 10 A, 16 A, 20 A et 32 A pour les installations électriques résidentielles. Ce type de disjoncteur peut aussi être employé pour un circuit électrique triphasé et monophasé. Cela dépend surtout de la tension nominale : égale à 400 V pour du triphasé et 230 V pour du monophasé.

Comment fonctionne un disjoncteur différentiel ?

En électricité, il est important de connaître deux informations de base avant tout : un champ magnétique variable génère un courant électrique et une bobine de fil produit un champ magnétique. Le type Si est souvent utilisé pour un circuit nécessitant une continuité de services, congélateurs et circuits informatiques. Celui-ci bénéficie d’une immunisation supplémentaire contre les petites variations et déclenchements intempestifs. Le type B est utilisé pour toute installation générant des courants continus, en plus des autres utilisations. Pour des courants différentiels continus lisses ou courants continus pulsés et courants alternatifs sinusoïdaux, appliqués en augmentation lente ou brusquement. Le type A est utilisé pour tous les appareils générant des courants redressés, en plus des utilisations standard. Pour des courants continus pulsés et courants alternatifs sinusoïdaux, appliqués en augmentation lente ou brusquement. Le type AC est utilisé pour tout usage standard, variateurs de lumière à triac compris. Pour des courants alternatifs sinusoïdaux, appliqués en augmentation lente ou brusquement.

Comment installer un disjoncteur différentiel ?

Avant tous travaux, la première chose à faire c’est d’assurer sa sécurité. Pour cela, il faut veiller à ce que le courant soit complètement coupé afin d’éviter tout accident. Vérifier l’installation avec un VAT est nécessaire pour être certain qu’aucun courant ne passe. Puis, il faut se munir de chaussures en caoutchouc, d’un tournevis voltmètre et d’un disjoncteur. Le tableau électrique est composé de rails, donc, le disjoncteur différentiel doit être installé sur l’un d’eux. Pour brancher le différentiel, il faut relier le fil neutre et le fil de phase d’alimentation générale entre le circuit à protéger et ce disjoncteur. Les couleurs vont aider à faire le bon choix : la phase est de couleur rouge, le neutre est de couleur bleue. À noter qu’un disjoncteur différentiel ne peut pas marcher sans une mise à la terre de l’installation, à effectuer suivant les normes. Sans oublier de toujours vérifier le fonctionnement du disjoncteur une fois par mois.

Un disjoncteur différentiel est normalement composé de 3 éléments principaux : un relais agréant d’actionner le disjoncteur en cas flux de fonctionnement défectueux, un circuit électronique de commandant filtrant les éventuelles perturbations électriques, ainsi qu’un tore de détection ou une bobine lui permettant de détecter tout courant résiduel. Il doit aussi être équipé d’un bouton test qui permet de s’assurer que l’ensemble du système électrique fonctionne convenablement. Mais dans ce type d’installation, il vaut mieux contacter un professionnel en la matière.